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De Serious Play à Legends 2.0...

Ce moment tant attendu est arrivé....

D’un simple projet, d’une simple volonté, à de (trop) nombreuses épreuves aux indéfectibles et indélébiles ecchymoses, je peux aujourd’hui vous résumer l’évolution de Serious Play à la citation de Churchill:

«Si tu traverses l’enfer, continue»..., citation qui suit dans les grandes lignes le déroulé d’un tournage de Legend 2.0.

Pour ceux qui nous suivent depuis la première heure, les plus récents et les nouveaux, je souhaitais à l’aune de 2020 et de cette « folie », vous faire un point de situation et de revenir ainsi sur cette odyssée.

Le projet initial a été créé par Stéphane Urbinati durant l’été 2013 sous le nom d’Instinct Sauvage 2.0.

Au cours de ses missions militaires, il rencontra divers individus issus de milieux radicalement différents du sien qui voulaient partager leurs cultures et traditions. Revenu à la vie civile, il garda toujours en tête de donner un jour un écho à ces récits ancestraux et tabous.

Son passé ainsi que son rôle d'instructeur des stages de survie pour Immersion 2.0 , servait de structure au projet qui se résumait dans les grandes lignes à l’aspect aventure et trek ce qui est aujourd’hui Legends 2.0.

Il était alors question d’approcher des légendes peu connues et de donner une voix à des intervenants qui n’en avaient pas forcément. Sortir des sentiers battus et aller véritablement à l’aventure, avec pour chaque mission, un à deux participants et une logistique minimaliste.

L’autonomie devint la clé de voûte de chaque tournage avec l’idée d’immersion totale dans une culture autre et peu connue du spectateur.

Il n’était plus question ici de voir une émission de TV nous « vendant » de l’autonomie, de la survie, alors qu’on se posait à chaque fois la question de qui filmaient les scènes, combien étaient-ils dans cette logistique cachée du champ d’action ?

De trop nombreuses interrogations et quelques « découvertes » nous on clairement confortés dans le choix de notre ligne éditoriale.

Une équipe aujourd’hui complémentaire et investie, ayant pour chacun des passifs de communicants, gestionnaire, universitaire, (histoire, archéologie, anthropologie, langues anciennes et contemporaines) pour donner un véritable fond et un regard scientifique aux légendes et ainsi jouer un rôle de passeur entre des cultures obscures et le spectateur lambda

en guidant chaque participant dans son périple.

En 2013, nous étions précurseurs sur le type de programme offert.

Nous voulions une diffusion classique malgré l’émergence des plateformes de distribution et d’exploitation d’œuvres, connues pour leur investissement dans le domaine du documentaire.

Nous avons donc démarché des chaînes de télévision de toutes sortes, allant des généralistes aux spécialisées, du câble, du satellite, de l’ADSL et de la TNT.

Les chaînes approchées se montraient prêtes à nous "accompagner" au détriment de notre ADN et du concept même de Legends 2.0.

Pour certaines, elles préféraient un concept «A poils dans la neige à la recherche du Yéti»...

Nous avons signé plusieurs contrats, que ce soit d’exclusivités ou de d’adaptation, nous avons été soumis à un monde que nous ne maîtrisions pas.

Leur volonté était commune: comment faire intervenir un « participant » dans un format qui n’impliquait pas de jeu ou de gain matériel ?

La tendance était alors passée aux émissions de survie avec des succès très relatifs qui rapportaient une certaine somme au candidat et s’alignaient sur les codes de la télé-réalité.

La valeur intrinsèque du voyage, le dépassement de soi, l’ouverture aux autres et la redécouverte de soi, autant d’apports de Legends 2.0 offerts pour leur valeur intrinsèque à tout un chacun n’était pas vendeur.

Quatre épisodes étaient tournés avec en destination Madagascar, l’Islande, Djibouti et le Yucatan au Mexique. Les légendes s’avéraient aussi riches qu’originales : Vazimbas et interdits, elfes et peuple caché, monstre du Goubet et Djinns, Xibalba l’inframonde maya.

Mais l’équipe subit alors ses premiers revers de fortune...

Ces revers de fortune et autres indélicatesses internes fit que le fardeau qui aurait dû échoir à plusieurs fut en fait reporté sur les épaules de quatre associés.

Face à cela nous décidâmes de conserver notre cap tout en prenant la lourde décision de mettre entre parenthèse un tournage combiné entre île de Flores et Papouasie sur la trace de deux légendes mélanésiennes. L’Ebu Gogo et les derniers anthropophages devraient attendre, au grand dam des participants et de l’équipe.

 

Il fallait alors coûte que coûte investir nos dernières ressources pour produire ce qui était déjà en boîte et l’effort portait sur un pilote du tournage de Djibouti : le gouffre du démon et la mystérieuse « Affaire Cousteau », légende urbaine du microcosme de la plongée.

Durant le processus de post-production beaucoup de personnes se trouvèrent déçus et ne comprirent pas notre changement de stratégie.

Avec tout cela, les vies privées de l’équipe furent altérées – doux euphémisme – par les aléas de la production de la série et l’investissement financiers de leurs familles.

Après beaucoup de revers de fortune, notre cap a été gardé pour qu’aujourd’hui enfin nous puissions vous présenter notre pilote, fruit de toute cette expérience.

Le format originel était 52 minutes par épisode, format habituel des diffuseurs, et nous avons choisi de vous le présenter en capsules séquencées de 5 minutes chacune, à raison d'une capsule tous les 15 jours.

Cela va nous permettre également de nous reconnecter sur la préparation de nos prochains tournages.

Aujourd’hui le format court permet de se faire une idée et donne le goût du produit fini au spectateur. Sournoisement et rapidement, plusieurs plateformes de vidéos –média se sont imposées dans notre imaginaire visuel collectif, à la faveur de la démocratisation des téléphones mobiles et des réseaux sociaux. Le format des stories notamment – désormais proposées par Instagram, Facebook, Snapchat et d’autres plateformes, propose aujourd’hui aux « créateurs», de mettre à disposition des formats documentaires jusqu’à 60 mins.

C’est d’ailleurs le format choisi par Michelle Obama qui lance sa série documentaire de 6 épisodes « A Year of Firsts» disponible également ce mois de janvier sur IGTV.

C’est avec une fierté non-cachée que nous vous offrons donc sous forme de capsules courtes de 5 à 6 minutes, l’aboutissement de toutes ces années de sacrifice, de travail, de foi envers et contre tous et je dois bien le dire d’idéalisme.

Nous en profitons pour remercier tous ceux qui ont cru au projet depuis sa genèse et nous ont soutenus au gré des tournages et de la production, dans le meilleur comme dans le pire.

Nous remercions également tous ceux qui n’y ont pas crus, ou abandonnés le projet, ou simplement exaspérés de tant de bouleversements et d’incompréhensions.

Au nom de Serious Play, merci !

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